Benin- Jour 1
- rotaryjss
- 28 févr.
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 12 mars

Levés à 6h, nous avons rdv, David et moi, chez Fausto et Maria à 7h. Nous sommes accueillis par Maria et quelques instants plus tard, Fausto arrive dans la cours en voiture. Soit disant qu’il est allé chercher des croissants. Mais nous ne sommes pas dupes, Fausto doit dormir dans la voiture à 2 pâtés de maisons. Qu’a-t-il encore dit ? Mais, restons rotariens, soyons discrets.
Quelques pains au chocolat, croissants et cafés plus tard, nous partons vers Zaventem.
Fausto avait réservé un parking tellement facile d’accès et grand qu’on a pensé que ce n’était pas là. Un coup de téléphone pour nous rassurer et notre navette arrive. Direction aéroport où nous retrouvons vite Jöelle et Nicolas.
Etape 1, enregistrement des bagages. Un formalité pour tout le monde…. Mais nous sommes le Rotary de Jemeppe et on sait qu’on ne fait rien comme les autres. Je passe la première, fièrement, avec mon passeport et mon carnet de vaccination face à une hôtesse qui me lance un « et votre VISA, s’il vous plait »…. Silence…. « Pardon ? Quoi ? Vous pouvez répéter ? »… « VISA »…. Re silence… « Mais il n’en faut pas, Madame… »
Je ne sais pas ce qu’il s’est passé à ce moment dans ma tête, mais j’ai sans doute cru qu’elle allait me dire « si, il en faut un mais vous êtes sympa, passez et amusez vous bien »… Ce ne fut pas le cas. Elle connaissait apparemment mieux son métier que moi et elle continuait à exiger mon VISA… Je me retourne vers les autres « Il faut un VISA ? »… Silence général…
Je vous passe les quelques secondes de sueurs froides, regards inquiets, monde qui s’écroule etc, etc… Devant notre désarroi, l’hôtesse nous informe que le ViSA s’obtient en quelques minutes par internet et me donne le lien…
Une formalité pour tout le monde, donc….Mais nous sommes le Rotary de Jemeppe. Nous voici donc tous les 6 sur nos smartphones, devant les guichets mais un peu en retrait, car on dérange les gens, à tenter d’obtenir le saint Graal. En quelques clics, beaucoup de patience, un peu d’imagination, la répétition de questions similaires et le versement de 50 euros, j’ai mon VISA. Un regard à David, youpie, deux VISA. Effectivement, c’était une formalité…. Mais nous sommes le Rotary de Jemeppe…
Vous connaissez l’histoire du banquier qui ne peut pas faire un paiement en ligne parce qu’il n’a pas activé le bon truc ? Moi, bien…
Vous connaissez l’histoire de ce baroudeur qui nous emmène tous en Afrique et qui n’a pas d’application bancaire ? Moi, bien…
Je ne sais toujours pas comment David et moi avons réussi, sans trembler ni pleurer, à remplir tous les documents mais nous avons, après 30 minutes, tous les VISA en règle et nous retournons fiers comme des paons au guichet de l’hôtesse qui, on ne sait pourquoi, ne nous avait pas oubliés.
Nous passons ensuite la douane sans un soucis et pour nous remettre de cet évènement exceptionnel, une petite bière pré décollage s’impose. On ne traine pas trop dans le duty free car, je ne sais pourquoi, on est un peu juste dans le temps.
Vol super, poulet délicieux, films agréables, clim un peu trop poussée et hôtesses jeunes plus sympas que les vieilles.
Rien à signaler, donc, ce qui est un exploit.
Nous récupérons même tous nos bagages et entiers… Ce voyage devient banal…
Mais, nous sommes le Rotary de Jemeppe donc…
D’abord, nous sommes accueillis par Charmed, aussi charmante que son prénom, présidente nommée du RC Cotonou United. Elle est accompagnée de membres de son club et du Rotaract. Nous rejoint Richard… PP Richard. Nous apprenons donc que PP n’est pas son prénom mais son titre de Past Président.
Nous rencontrons aussi Guy qui sera notre chauffeur durant tout le séjour. Il a une Toyota Highlander un peu juste en taille mais si on est assez souple, on peut facilement utiliser les 2 places à l’arrière qu’on réserve habituellement aux enfants. Les bagages seront, pour une raison évidente, confiés à l’école Sainte Marie et son car.
Nous attendons donc le car…
Dès ce moment, on comprend que continuum espace-temps n’est pas le même sur ce continent. Le car va arriver ne nous apprend qu’une chose, c’est que le car va arriver. On a atterri à 18H40, il est 19H30… Attendons donc…
A 20h, morts de soif, de chaud et de fatigue, nous décidons d’aller boire un verre avec nos homologues béninois. A quelques pas de l’aéroport, nous tombons dans un bar, style lounge hyper joli. Nous découvrons la Béninoise, bière locale qui sera notre boisson officielle. On fait connaissance, on papote. Ils sont incroyablement accueillants et sympathiques. Ca s’annonce plutôt bien.
Mais le temps passe et on décide d’aller voir si le car est arrivé. Il est finalement 21h quand nous montons dans notre voiture et 21h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel.
Nous prenons possession de nos huttes sur la plage. Nous sommes installés de façon assez austère. La chambre se compose d’un lit, d’un fauteuil 2 places et d’un ventilateur au plafond. Il fonctionne mieux avec de l’électricité mais on en a eu presque tout le temps. Selon que nous ayons de la chance ou pas, nous avons des cintres et/ou une tringle. Il y a une salle de bain composée d’une douche avec ou sans pommeaux, de l’eau à température ambiante (ce qui n’est pas un soucis vu la température ambiante), un évier et une toilette plus ou moins fixée de nouveau selon la chance.
La vue est dingue, les bruits de la mer apaisants. Mais ce beau côté cache une mer dangereuse. S’y baigner est un risque tellement les vagues nous emportent. On la regardera et c’est déjà très bien.
Fin de la première journée. Au dodo…




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